Palmarès 2009

Clé d’Or

« L’Innocence » d’Adrien CHARMOT

Pour le ton si juste de l’usage introspectif de la camera dans une quête de résilience originale et forte.

Pourtant j’ai essayé d’oublier, mais c’est impossible. J’ai tellement essayé d’oublier que je ne me rappelle plus trop comment ça s’est passé, ni combien de fois.


1ère Clé d’Argent

« L’Enfance Sourde » de Brigitte LEMAINE

 Pour l’expression de la solidarité familiale entre parents malentendants et leurs enfants entendants, et leur combat quotidien pour s’intégrer dans la cité.

Elsa est une petite fille entendante de 9 ans qui parle, pourtant ses parents sont sourds et ne parlent pas. Ses parents sont très actifs dans les associations de sourds. Son père est professeur de langue des signes, et sa mère : artiste peintre. Elsa s’exprime en langue des signes française et en français comme son petit frère entendant de 7 ans : Réno. A la maison c’est la langue des sourds, même si la télévision, internet et les copines amènent le français. A l’école et avec les voisins c’est la langue parlée. Elle doit souvent faire la traduction entre les uns et les autres. Et puis il y en a qui sont gentils avec les sourds et d’autres qui les rejettent et même les persécutent. Comment s’y retrouver et grandir sans encombre ?


2ème Clé d’Argent

« Tabou » d’Orane BURRI

Pour la manière pertinente dont elle a traité ce legs difficile d’un suicide annoncé.

 Thomas s’est suicidé. Il a tout prémédité, tout mis en scène, tout caché. Il a filmé les 6 dernières mois de sa vie et mes les a légués…


1ère Clé de Bronze

« Mon Monde à Voix » de Liliane KOECHER

Une parole d’usager. Un film qui témoigne de la schizophrénie avec beaucoup de justesse.

Le thème du film est volontairement laissé en suspens au début de celui-ci. Ce n’est que grâce au mot « schizophrène » que le sujet de ce documentaire est révélé. Il s’agit en effet d’une jeune femme, atteinte de schizophrénie, qui nous parle de façon extrêmement claire et lucide de sa maladie et qui nous fait ressentir son ton intérieur peuplé de voix.


2ème Clé de Bronze

« Cartographie » et « Pocket Orchestra » de Seb COUPY

 Pour la richesse de son regard sur des mondes intérieurs.

Les patients et le personnel d’un hôpital de jour sont invités à dessiner de mémoire la carte du monde. Chacun livre ici sa vision du monde et la commente.

 Les objets cachés dans les sacs de Marie-Cécile comme joyeuse matière sonore.


Chaque année, est décerné le prix Roger CAMAR, ce psychiatre engagé et humaniste qui fût le cofondateur du Festival avec Alain BOUVAREL.

Prix Roger CAMAR

« L’Amour Sans Limites » de Samantha CAMPREDON et François CHAYÉ

Un film manifeste pour le droit à la Sexualité des personnes en situation de Dépendance et de Handicap.

Les personnes en situation de dépendance et de handicap reçoivent de l’aide pour les gestes quotidiens les plus élémentaires. Se lever, se laver, s’habiller, manger, se déplacer, se coucher… Mais dans la mise en place de cet accompagnement une dimension essentielle et constitutive de l’être humain, « la sexualité », semble avoir été oubliée. Pourtant les personnes en situation de handicap ont des désirs physiques, des besoins d’amour, de sexe, d’intimité. En France, rien n’est prévu pour répondre à cette demande vitale alors que, dans d’autres pays comme l’Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas, tout cela existe depuis plusieurs années.


En partenariat avec le Centre Minkowska, le Festival Psy de Lorquin décerne un prix qui s’attache à interroger les représentations culturelles dans la santé mentale.

Prix MINKOWSKA

« Raconte-Moi Ta Langue » de Mariette FELTIN

Une expérience pédagogique exemplaire.

Dans un petit village alsacien, deux enseignantes invitent le samedi matin les parents des enfants de migrants à venir enseigner leur langue et parler de leur culture à l’ensemble de la classe… A l’IUFM d’alsace, deux enseignantes-chercheures luttent contre la difficulté de l’école à s’ouvrir aux langues de la migration et suivent de près cette initiative ; l’une d’elle la relaie auprès de ses étudiants et les encourage à s’ouvrir à la pluralité des langues et des cultures…


Mention Spéciale du JURY

« Asylum » de Catherine BERNSTEIN

Réalisé à partir des archives du Dr Daumezon, ce film est un véritable devoir de mémoire. Il permet de ne pas oublier d’où vient la psychiatrie, le chemin parcouru et celui qu’il reste à parcourir…

Un grand carton oublié au fond d’une cave. Des dizaines de bobines de pellicule 8mm. Des rares indications de lieu et dates. Des films de familles et des images tournées dans une vingtaine d’hôpitaux psychiatriques. Les archives oubliées de Georges Daumezon, psychiatre. Catherine Bernstein s’est appropriée ce matériel muet, polymorphe et incomplet. De la rencontre de ces deux cinéastes est né ASYLUM.


Prix du Bureau du Festival

« Les Mots De Madame Jacquot » de Mathias DESMARRES

Pour la chaleur qui transparait à travers cette rencontre emplie d’humanité et d’humour.

Chaque semaine, je joue avec Madame Jacquot, une juive centenaire, des parties de scrabble étonnantes. Je nous filme en train de faire connaissance.