Cinéma à Sarrebourg

Mardi 9 juin Soirée au cinéma «Le Lorrain »

Horaire : 21h Tarif unique de 5€ - Billetterie directement au cinéma

COMBAT AVEC L’ANGE, un film de Marian HANDWERKER

Fiction belge / couleurs / 75 minutes / 2008
Bruxelles la nuit. Bruxelles le décor. Bruxelles comme un grand corps qui avale, mélange, digère la chair et l’esprit de ses habitants venus d’ici et d’ailleurs…Amour, solidarité, entraide sont abîmés par la technisation de la vie, le bouleversement des grandes métropoles, la promiscuité de toutes les cultures.

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SYNOPSIS

Lambert Desmet, policier déchu parce qu’il a tué, sans le vouloir, un jeune du quartier d’origine maghrébine, pense qu’il peut réparer son destin en intervenant dans celui des autres. Mais qui s’intéresse encore à cet être en pleine déchéance plus ivre de chagrin que d’alcool ? Lambert avance, recule, erre, touche le fond. Jusqu’à ce qu’une main d’enfant, son fils, se tende vers lui et lui demande de l’aider à réaliser son rêve : sauver la jeune adolescente qu’il aime d’un mariage forcé au Maroc …

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NOTE D’INTENTION DU REALISATEUR

J’ai réalisé le film dans le cadre d’un atelier réunissant des jeunes de cultures différentes d’un quartier de Saint-Gilles et des acteurs professionnels. Le postulat de départ était : je descends dans ma rue et je suis dans le monde et ce monde, c’est Bruxelles.

Le film est né peu à peu à partir de réflexions et de discussions autour de la précarité du lien qui unit les gens à notre époque. Il s’est nourri des rencontres faites dans les lieux où le film a vu le jour. C’est une démarche qui a été soutenue par les pouvoirs publics de la ville, comme un moyen plus concret car plus proche de la réalité pour apprendre aux jeunes ce qu’est le lien social. Tous ces jeunes, issus de différentes immigrations et cultures, ont réfléchi pour raconter une histoire en commun, ils se sont rapprochés pour peut-être un jour raconter leur propre histoire commune. Un des souhaits était de les sensibiliser à une façon d’être les acteurs de leur propre vie, de les obliger à penser leur destin. Un autre était de dépasser le repli communautaire. Le film devait couronner l’ensemble d’une démarche dont le but est d’en faire des citoyens. Le film raconte la vie d’un quartier de Bruxelles où les communautés se côtoient. C’est une enclave pauvre entre deux quartiers riches. Un visage de Bruxelles et du monde. Le personnage principal, Lambert Desmet, n’arrive plus à retrouver sa place après une longue cure de désintoxication alcoolique, suite à une bavure policière dont il est responsable et à la suite de laquelle il est mis en examen. Il est né dans c e quartier, mais ne s’y sent plus chez lui. Il a perdu son identification avec le monde nouveau dans lequel tout se transforme. La mondialisation et le brassage modifient très rapidement le paysage social et culturel et les valeurs s’effondrent : mariage, famille, respect, travail, honneur… Desmet devient un déchet et n’a pas comme la plupart du temps au cinéma, une idée qui l’aide à trouver un nouveau chemin. Il ne lui reste rien et il se dés insère. Même sa mémoire s’écroule, le passé s’effondre, il perd tous ses repères. Ce qui le sauve d’une mort dans le ruisseau, c’est le rêve inaccessible de renouer avec son fils qu’il n’a pas connu.

Marian HANDWERKER